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samedi 23 mars 2013

Kvelertak - Meir



Certains groupes comme Kvelertak semblent n'avoir besoin d'aucun effort pour réussir. Fièrement juchés sur la hype infinie qui avait précédé et suivi la sortie de leur premier album en 2010, le sextet norvégien revient sans surprise avec un album qui récoltera, à n'en pas douter, les louanges de notre petit microcosme extrême. Pourquoi ? Parce que rien n'a changé, et que c'est très bien comme ça.

On pourrait être un peu chagrins de se voir resservir le même mélange de hardcore et de black metal sur fond de hard-rock old-school, mais on est tellement contents que les mecs n'aient pas pris un virage prog/pop foireux comme l'ont fait de nombreux groupes (et notamment leurs compères de Baroness) qu'on ne va pas faire la fine bouche.

Meir est un joli bolide conduit pied au plancher par Erlend Hjelvik, hurleur en grande forme, mais il restera tout de même au plus #d4rk d'entre vous un cap à passer pour  l'apprécier : celui du riffing solaire norvégien, qui sait mordre tout en gardant le sourire au lèvre.  Si vous arrivez à accepter ce paradoxe d'une musique brutale mais joyeuse, vous pourrez sûrement faire quelque chose de cet album.



mercredi 12 octobre 2011

Gallows - Grey Britain

 
Je laisse de côté la petite histoire (premier album - succès - signature sur une major) pour en venir aux faits : Grey Britain est un album de punk-hardcore gominé au rock'n'roll, qui relève le défi d'une œuvre easy-listenning mais ambitieuse. Sing-along, refrains entêtants, et fil conducteur intéressant (la décrépitude de la société anglaise) en font un album riche, maladroit, humain. Grey Britain est un bon album. Tout simplement. Il est pompeux, il est racoleur, et je l'aime exactement pour ça.


mardi 2 mars 2010

Darkthrone - Circle the Wagons

 Circle the Wagons


Cette fois c'est certain, on ne les retrouvera jamais. On le sentait déjà, mais maintenant on en est sûr. Petit à petit rongés par la rouille le rock'n'roll rampant, nos deux iroquois ont quittés la civilisation. Retour à l'état sauvage, là d'où ils viennent, là où ils vont crever. On le sentait déjà depuis The Cult is Alive, qu'ils nous échappaient un peu. Chaque album depuis lors n'a fait que briser les chaînes qui entravaient la musique de Darkthrone. De plus en plus crust, de plus en plus punk, de plus en plus rock'n'roll. Insouciants, bestiaux, primitifs, Fenriz et Culto ont trouvé leur voie. Difficile maintenant  de voir un autre avenir pour cette formation culte. Au rythme d'un album  tous les 15 mois, au rythme de 10 hymnes rocailleux par album, les papes du Black Metal ont tracé leur sentier, sans regarder en arrière, sans se soucier de quiconque. Fuck off and die. Non, ils ne nous sortent pas le même album depuis 5 ans, comme j'ai pu le lire ailleurs. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Darkthrone évolue toujours, chaque fois plus putride et viscéral. S'ils œuvrent toujours dans leur necropunk marqué du sceau de l'humour et de la dérision, jamais leur musique n'a été aussi sérieuse. Darkthrone joue la facilité, c'est indéniable, mais il le fait avec tant d'engouement, de conviction et d'honnêteté qu'on ne peut qu'admirer cette charogne infâme, en attendant notre nouvelle dose.

jeudi 17 décembre 2009

Nick Oliveri - Death Acoustic




Nick il est tout seul. Il est assis par terre, au milieu de son salon cradingue. Il est en slibard depuis 4 jours, il écrase ses mégots sur un tapis miteux, renverse sur son bouc de rouquin le fond de son Jim Beam Black, 8 ans d'âge. Nick c'est un putain d'apache avec une gueule d'ange qui trouvait que les Queens of the Stone Age sentaient trop le petit marseillais. Maintenant il est tout seul avec sa guitare et il tape un petit buff avant d'aller s'évanouir sur le canapé défoncé. Il reprend du Raw Power, matraque un Misfits, encrasse un peu du QotSA et se fini sur un GG Allin moisi. Nick il t'emmerde, il bave sur son micro, retourne la cassette, rallume un cul de joint et se casse.

Nick il vient de t'envoyer un Scud acoustique.

lundi 3 août 2009

Clockcleaner - Babylon Rules



Clockcleaner, un beau ramassis de gros dégueulasses. Ces mecs sont pourtant présentables, faussement innocents, avec leur jolie bassiste à la gueule d'ange. Gueule d'ange? Écoute un peu le ronflement puant de sa basse et tu verras. Leur punk rampant et dissonant vrille la tête, le chant d'Elvis back from the dead est cru, ça résonne comme dans la cave d'Albert Fish. Punk? Noise? J'en sais foutrement rien. Tout ce que je sais c'est que ça grouille de crasse et de glaires et de plein d'autres fluides corporels plus ou moins frais. Je sais aussi que cet album, c'est un concentré du blues le plus cynique, misanthrope et pervers que tu puisses jamais écouter. Fucked Up.


"she never let me come inside her so I just leave it across her smile"


dimanche 19 juillet 2009

Nekromantix - Brought Back To Life


Qui n'aime pas les zombies hein? Personne. Qui n'aime pas la gomina et le franc tremplin ébène? Personne. La contrebasse endiablée et les choeurs entraînants? No one. Les power trio danois sortis tout droit du cimetière? Personne bien entendu. Ca file, ça secoue, ça grimace et ça bave, toujours à 100 à l'heure dans une grosse Cadillac, entre rugosité punk et déhanchement rockabilly, on se prend presque à regretter d'être né si tard. Et puis franchement, un tel mélange d'eros mignonnet et de thanatos de série B, ça ne peut qu'être bon.