Affichage des articles dont le libellé est snø. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est snø. Afficher tous les articles

samedi 23 mars 2013

Kvelertak - Meir



Certains groupes comme Kvelertak semblent n'avoir besoin d'aucun effort pour réussir. Fièrement juchés sur la hype infinie qui avait précédé et suivi la sortie de leur premier album en 2010, le sextet norvégien revient sans surprise avec un album qui récoltera, à n'en pas douter, les louanges de notre petit microcosme extrême. Pourquoi ? Parce que rien n'a changé, et que c'est très bien comme ça.

On pourrait être un peu chagrins de se voir resservir le même mélange de hardcore et de black metal sur fond de hard-rock old-school, mais on est tellement contents que les mecs n'aient pas pris un virage prog/pop foireux comme l'ont fait de nombreux groupes (et notamment leurs compères de Baroness) qu'on ne va pas faire la fine bouche.

Meir est un joli bolide conduit pied au plancher par Erlend Hjelvik, hurleur en grande forme, mais il restera tout de même au plus #d4rk d'entre vous un cap à passer pour  l'apprécier : celui du riffing solaire norvégien, qui sait mordre tout en gardant le sourire au lèvre.  Si vous arrivez à accepter ce paradoxe d'une musique brutale mais joyeuse, vous pourrez sûrement faire quelque chose de cet album.



lundi 11 juin 2012

Foetusfoetus présente Lave Noire



www.peterbeste.com

Si je m'autorise parfois quelques écarts sous la forme de mixtape, je tiens vraiment à ce que foetusfoetus demeure un blog de chroniques et rien d'autres. Je tiens aussi à chroniquer autre chose que du black metal, bien que ce style occupe une place de choix dans mon petit <3 tout noir.

Aussi, pour vous faire partager plus de choses de manière plus simple et directe, je vous propose d'aller jeter un oeil de temps à autre sur Lave Noire, un tumblr consacré au metal noir où vous trouverez régulièrement des vidéos ainsi que des stream d'albums de black metal. Tenu par Clémence (c'est elle) et Clément (c'est moi), Lave Noire c'est aussi un compte twitter, parce qu'on est de la Génération Y ou on ne l'est pas enfoiré. 


vendredi 8 juin 2012

Mgła - With Hearts Toward None



Rien de mieux qu'un bon album d'orthodox black metal polonais des familles pour célébrer le retour de la pluie en ce merveilleux mois de juin. Tout le monde le sait, la différence entre un bon groupe de black metal et un mauvais groupe de black metal est ténue. Le bon groupe de BM, il arrive, il crache. (Le mauvais groupe de BM, il arrive, mais il crache.)

Avec Mgła pas de surprise donc. Le duo nous avoine avec un beumeu bien frais, toujours mélodique, que ce soit dans ses cavalcades les plus folles ou dans ses instants de lente souffrance. C'est carré, les boucles harmoniques se répètent à n'en plus finir et le chant bien raw fait le boulot, pour un résultat necro comme on aime. 

On ne va pas se mentir, on se fait vite chier avec With Hearts Toward None, notamment parce que ça manque de folie. Malgré la qualité technique, les compositions bien ficelées et quelques petites prises de risques, on reste dans du primitif, divertissant et même assez plaisant, mais rien de plus.




vendredi 3 février 2012

Bosse-De-Nage - II



La lente introduction en ouverture de II marque d'emblée cet album du sceau du minimalisme. Les notes martelées hypnotiquement laissent soudain percer un hurlement et c'est à peu près là que la moitié d'entre vous va prendre peur. Un hurlement aigu, désespéré, proche des lamentations de Silencer (bien que moins extrêmes) qui, si j'en crois les réactions de mon entourage soumis et résigné subissant ma musique glacée sans broncher, pose pas mal de problèmes. Pourtant ce chant est un des points forts de Bosse-De-Nage, ce qui en fait une entité remarquable, un groupe avec une véritable personnalité. Je vous engage donc à insister un peu, pour pas qu'on se moque de vous demain au bureau parce que vous aurez raté un des meilleurs albums de 2011. C'est dit.
Musicalement, pas de doute, c'est du black metal. #megasurprise. Les harmonies fines du suicidal-black metal sont bien là, comme pouvait le laisser penser le chant, mais on ne bascule jamais dans l'apathie de Forgotten Tomb. Au contraire, chaque morceau offre de longues phases véloces et épiques à t'en faire bander un viking. Vraiment épiques. Et par épique j'entends FUCKING EPIC. Écoutez The Lampless Hour, et ses 6 minutes de folie triste et dépouillée, moi j'en ai des frissons. 
Bosse-De-Nage est un étrange assemblage de metal noir, à la fois digne de la scène USBM tout en se démarquant par un modernisme minimaliste très attrayant. Radical et moderne, et donc, excellent.

Vous pouvez tout écouter ici : http://theflenser.bandcamp.com/album/bosse-de-nage-ii

vendredi 7 octobre 2011

Ghost Brigade - Until Fear No Longer Defines Us




Le dark metal dépressif est à la Finlande ce que le black metal est à la Norvège. Doom, death, prog-rock sont secoués Helsinki-steez pour faire advenir un metal bien foutu mais trop souvent paresseux, aboulique et dénué de tout intérêt. Le troisième album de Ghost Brigade, fier héraut du genre, parvient à s'extirper des bourbiers neurasthéniques de ses compères, partiellement certes, mais suffisamment pour que vous preniez le temps de vous y attarder.

Until Fear No Longer Defines Us synthétise et élève toutes les qualités présentes sur les deux premiers albums, qui entraient eux sans aucun doute dans la catégorie laborieuse évoquée plus haut. (Isolation Songs, s'il rivalisait avec les grands noms du genre tels Swallow the Sun ou Before the Dark, était loin du niveau d'accomplissement d' UFNLDU.) Ghost Brigade se livre à un exercice mélodique subtil, assez proche des suédois de Katatonia, en agençant intelligemment rock progressif, death metal et doom. On est tout à fait dans le registre sombre et tragique finlandais structuré autour d'un concept météorologique cher aux post-coreux à savoir calme/tempête/calme/tempête. Les compo sont riches, et c'est sans doute le point fort de cet album qui parvient enchaîner des tubes outrageusement faciles. L'alternance entre passes acoustiques et bourrinage trapu fonctionne pendant 2 bon tiers de l'album mais très vite les limites du groupe ressurgissent : la faiblesse du chant, les grosses ficelles d'un metal jeté en pâture aux complaintes d'un rock-prog FM, bref, tout ce qui faisait des deux premiers albums des disques sans intérêt.

Par chance, Ghost Brigade parvient pour la première fois à faire pencher la balance du bon côté, avec des morceaux imposants émotionnellement, des riffs taillés pour le headbang, et un talent évident pour instaurer des ambiances funestes sans tomber dans les lamentations courantes chez les groupes de doom-death.



vendredi 8 juillet 2011

Black Anvil - Triumvirate



Celui-ci s'accroche depuis des semaines et ne semble pas décidé à partir. Moderne, le metal des New-Yorkais de Black Anvil n'en oublie pas pour autant ses aïeux et balance l'air de rien un amalgame de grosses mandales et de high kick très variés qui parvient à renvoyer les pauvres petits pipous que nous sommes dans les cordes, tant par sa vélocité que par sa lenteur et ses ambiances.
 Les pères fondateurs sont présents (les mecs connaissent Celtic Frost, c'est flagrant) ce qui ne case pas pour autant  Triumvirate dans la famille grandissante du revival OSDM. Le riffing supra-efficace et lent de Celtic vient s'échouer sur des accélérations qui laissent parfois apercevoir le passif hardcore du trio. Jusqu'à ce que Black Anvil s'essaye au black metal, qu'il dope grâce à une basse ronflante et un don pour les ambiances étouffantes. Bien foutu du début à la fin, Triumvirate c'est le genre de disque qui redonne la foi bordel de cul.



jeudi 17 mars 2011

Woods of Desolation - Torn Beyond Reason



Du black metal atmosphérique, lent et répétitif, avec parfois des touches folk et un riffing tellement emo/épique qu'on croirait écouter le dernier Envy. C'est vrai, ça fait pas forcément rêver, d'autant que généralement, les mecs œuvrant dans ce style aime étendre leur chanson au-delà de 10 minutes. La neige, le froid, les lacs, le désespoir et les grands sapins noirs, tout ça on commence à connaître. Pourquoi donc écouter ce dernier Woods of Desolation? Déjà parce que le riffing sait faire la part des choses, et que les parties cheesy as fuck sont contrebalancées par des accélérations brutales qui viennent rompre le "rythme de croisière" mid-tempo. Les parties folk sont discrètes et on est loin du pagan black metal et de la ronde à poil autour d'un arbre. Enfin parce que les morceaux sont courts et donc que les excès du style sont nettement limités : à peine le temps de se sentir coupable d'apprécier quelquechose d'aussi niais, que ça blast à nouveau, et quand ça blast, ON AIME BIEN.
Torn Beyond Reason c'est les grandes chevauchées en poney, une peau de louveteau sur la tête, droit vers le soleil couchant, les larmes aux yeux, parce que c'est beau un coucher de soleil. Woods of Desolation, c'est ce petit plaisir honteux, celui d'un black metal dépressif mais easy-listenning, qui donne envie de se couper les veines en caressant des petits chatons.



vendredi 11 mars 2011

Nidingr - Wolf Father



6 petits titres, 22 minutes, pour réaffirmer, comme ça, en passant, que la Norvège reste un gage de qualité en matière de black metal. Depuis bientôt 20 ans, de temps en temps, Nidingr revient pour se dégourdir un peu. C'est propre, bien foutu, assez varié pour qu'on ne s'ennuie pas. Cpt. Estrella Grasa tire son épingle du jeu avec un chant particulier, parfois parlé et très appréciable. Le riffing est intelligent, sachant faire la part belle aux dissonances tout en maintenant une grande part de riffs mélodiques. La prod est clean. Bref, un petit EP pas révolutionnaire, mais qui parvient à ranimer la flamme d'un black metal direct, sans fioritures, juste bon.



vendredi 4 février 2011

Burzum - Fallen



Varg Vikernes est déjà de retour, un an à peine après la sortie de l'excellent Belus, œuvre dépouillée d'un des groupes fondateurs du black metal. Pas de doute possible, c'est bien de Burzum dont il s'agit : simplicité des riffs, répétition, mid-tempo; Vikernes s'en tamponne pas mal d'être original. Renouveler le genre il laisse ça à d'autres, lui le genre, il l'a inventé. Ou presque.

Pourtant Burzum a changé. Prenez ce détail d'une peinture de William Bouguereau, on est loin des portes Noires du Mordor et des paysannes à trompette non? J'ai toujours prêté énormément (trop?) d'importance aux artwork, partie intégrante d'un album, permettant de préciser notre horizon d'attente, de définir un contexte, un état d'esprit, la volonté de l'artiste. Ici, sûrement le signe d'une étrange luminosité. Lentement sortie des bois oppressants de Belus  elle s'offre ici dans toute sa pureté, sans pour autant se départir de sa tristesse. On rôde d'ailleurs souvent aux abords d'un depressive-black metal intime, les paroles (c'est lui qui le dit) étant centrées sur les états d'âmes de Vikernes.

Un album plus personnel donc, plus sensible, et beaucoup plus clair.  La production très propre n'a plus rien à voir avec les grésillements des débuts, Vikernes affirmant avoir produit Fallen comme un album de musique classique, ce qui sert pleinement le potentiel mélodique des guitares et des refrains au chant clair.
J'y trouve personnellement tout ce que j'ai toujours aimé chez Burzum, à savoir ces arpèges saturés ultra-mélodiques répétés ad lib, cette poésie mystique qui sent bon la neige et le viking, cette facilité aussi, je dois le reconnaître, qui tient plus -comme je le disais déjà pour Belus- d'un art primitif que d'un manque de talent.



dimanche 28 mars 2010

Triptykon - Eparistera Daimones


Fondamentalement, ce premier album de Triptykon n'est pas mauvais. Il est même excellent. Le problème c'est qu'il n'y a aucun intérêt à le chroniquer. Triptykon, pour ceux qui suivaient pas pendant le cours, c'est la nouvelle formation de Thomas Gabriel Fishcher, l'homme à l'éternel combo Bonnet/Eyeliner, qu'il a formé sur les cendres encore toutes froides de Celtic Frost. Il nous avait prévenu, Triptykon s'inscrirait dans la droite lignée du son de CF 2.0, à savoir le CF de Monotheist, dernier album magistral sorti en 2006. Pari réussi pour Fischer qui nous livre ici une copie conforme de Monotheist, peut être un poil plus véloce. C'est donc forcément réussi, les ambiances sont maîtrisées, les riffs simples et efficaces, et Fischer remplit la galette jusqu'à la gueule, pour finir en apothéose sur une piste de 19 minutes. Mais rien ne surprend, rien n'interpelle vraiment. On prend son pied, on bouge la tête, mais on connaît déjà. On pardonnera à Fischer ce manque de prise de risque, en se disant qu'après plus de 20 ans au sein de CF, la transition peut prendre un peu de temps. On pardonnera ce clone réussi en espérant qu'il ne s'agit ici que d'un règlement de compte final avec le passé, en se disant que le prochain album ne pourra qu'être différent. Fingers crossed. 


jeudi 4 février 2010

Burzum - Belus




On pourrait, par mégarde, confondre ce Belus avec un album de black metal de bonne facture, d'un groupe lambda, avec un sens de la mélodie aiguisé, un goût prononcé pour la répétition inlassable de riffs efficaces et un penchant pour les étendues enneigées norvégiennes. On pourrait, par exemple, s'extasier devant le grain de ces guitares, devant la mélancolie simple mais poignante des morceaux, devant la fausse-chaleur qu'apporte la basse charnue.

 On pourrait se perdre dans l'unité de l'objet, qui s'étend avec fluidité, en un tout compact et effilé. On pourrait s'attarder avec plaisir sur les incursions galopantes presque pop de certains morceaux. On pourrait l'écouter quelques semaines, se surprendre à le ressortir, à y revenir, comme ça mine de rien. On pourrait alors se rendre compte qu'il ne s'agit pas ici d'un simple disque de black metal, mais du nouveau méfait d'un homme qui a apporté au genre ses lettres de noblesses.

Déçu par le nouveau Burzum? Déçu par la facilité du propos? Sûrement pas, car derrière l'apparente simplicité de Belus repose l'art primitif et viscéral, toute la genèse de cette musique. Belus est une cosmogonie, un récit des origines, dont la simplicité n'a d'égale que son amplitude.