Affichage des articles dont le libellé est Treponema pallidum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Treponema pallidum. Afficher tous les articles

samedi 30 mars 2013

Deathchain - Ritual Death Metal




Les Finlandais sont de retour avec un 6ème album et comme à leur habitude, leurs intentions sont affichées dès son titre. Parce que les mecs ne sont pas obtus, ils ont choisi de laisser de côté les thèmes lovecraftiens un peu surannés dont ils avaient le secret pour se lancer à l'assaut des rites mésopotamiens et de la sumérienne divinité Pazuzu.

En partant, Cthulhu a pris avec lui la plupart des saillies thrash de Deathchain qui en a rapidement fait son deuil à l'aide de riff black metal et d'atmosphères noires comme le doom des origines. Ritual Death Metal est une créature démoniaque qui a décidé de s'appliquer et de prendre son temps pour déployer ses immenses ailes. Le sextet nous surprend même avec une petite intro au piano, du jamais vu chez les mecs qui avaient jusqu'à maintenant tendance à cogner dans le tas sans s'échauffer.

La production est beaucoup plus ample que par le passé, ce qui décevra sûrement les amateurs de death sourd étouffé sous le cul d'un kraken, mais il ne pouvait en être autrement. Il fallait un son digne des ambitions du Rituel, et les Finlandais l'ont parfaitement trouvé. Et puis c'est normal de faire les choses bien quand on reçoit des invités, en l'occurrence un certain Lars Göran Petrov, échappé d'Entombed le temps d'un dru "Like Worms Upon The Land".

Après près de 10 ans d'agression death-thrash, le groupe avait besoin de se renouveler, c'est chose faite avec Ritual Death Metal, et on ne pouvait rêver meilleure mue.

En écoute ici pour un temps limité, l'album est dispo à partir du 5 avril chez Svart Records.

mercredi 5 septembre 2012

Like Rats - Like Rats






Darkthrone et Entombed sont sur un bateau. Et ils font du hardcore. Sur le bateau. La mer est d'huile et le son aussi : gras et limpide. Je vais encore filer un peu la métaphore de la navigation parce que j'aimerais caser "moussaillon" et "pirate".

Like Rats est avant tout un groupe à guitare. Les affreux moussaillons nous ont tricoté de bien jolis riff et l'algue poisseuse des guitares s'étale sur tout l'album, de telle sorte que nous, petits anchois tremblotants, tombons bien vite dans leurs filets. (Ça ne veut rien dire.)

Jamais hardcore métallique n'aura sonné autant comme du bon vieux death suédois roublard. Jamais hardcore métallique n'aura sonné autant comme du bon vieux death suédois roublard. (Je l'ai dit 2 fois.) Le chant quant à lui hisse haut le pavillon du metal noir des origines, vicieux et rêche comme une gorgée d'eau de mer.

La petite demie-heure file en quelques secondes ce qui vous permettra d'écouter plusieurs fois l'album d'affilé sans vous ennuyer un instant. Pratique.

Ça se trouve chez les filous d'A389 Recordings et ça s'écoute en entier sur Deezer.


mardi 6 septembre 2011

New Lows - Harvest of the Carcass



Même ma grand-mère est au courant : le hardcore sombre et très énervé est à la mode. Vous avez pu le lire ici comme partout ailleurs, Southern Lord en a fait son nouveau destrier de bataille, et chaque jour apporte son lot de mecs tatoués braillards, pas vraiment tough guy mais puisant dans le metal (death ou black ou autres) des atmosphères et une inspiration enfiellée. Ce que ne sait pas ma grand-mère, c'est que la plupart du temps, cet engouement est vite démenti par la qualité des-dits groupes. All Pigs Must Die (tout frais signé sur le label de Greg Anderson), malgré un emballage de premier choix, sonne creux et déçoit. Oathbreaker a beau se débattre avec un certain panache, on s'emmerde sec passées 3 écoutes. Et puis il y a New Lows, une tribu de bostoniens qui a décidé de faire cruiser son hardcore, prenant à contre-pied les délires de vieux grind dont souffrent leurs compères de Nails. C'est la même musique qu'ils jouent tous les deux, mais quand l'un opte pour le chaos et la vitesse, l'autre va s'ingénier à tirer les rênes pour mieux baver des breakdown burnés que je ne vous ferai pas l'affront de nommer pachydermiques car ce mot est interdit. Pensez Trap Them et Nails donc, puis oubliez tout et pensez Bolt Thrower, et Discharge. Tout l'album est une punition, une lapidation en règle avec en lieu et place de gros galets des riffs aux dents longues, qui littéralement ne volent pas haut. Le Saint Groove sort de terre, noueux plus que de raison, et je vois dans mon jeu de tarot que tu vas bouger la tête en remerciant tes parents de t'avoir doté d'oreilles.



mercredi 31 mars 2010

Throatruiner #3 : Plebeian Grandstand - How Hate Is Hard To Define

 

Plebeian Grandstand : Eux on commence à bien les connaître, ils nous avaient déjà prévenu il y a deux ans avec un premier EP (The Vulture's Riot), revoilà le chien fou de la famille, le bâtard malade qui tente d'échapper à la violence linéaire d'un Nesseria en se tailladant les riffs à coup dissonances, en se laissant aller à des délires mathcore stridents. De la musique de chien, pour les chiens, par les chiens, la bave écumante et rouge souillant cette scène extrême française que j'évoquais précédemment. How Hate Is Hard To Define, tu ne l'écoutes pas en sautant partout comme un con. Non, tu t'assoies, tu fermes ta gueule et tu subis.


dimanche 19 juillet 2009

Nekromantix - Brought Back To Life


Qui n'aime pas les zombies hein? Personne. Qui n'aime pas la gomina et le franc tremplin ébène? Personne. La contrebasse endiablée et les choeurs entraînants? No one. Les power trio danois sortis tout droit du cimetière? Personne bien entendu. Ca file, ça secoue, ça grimace et ça bave, toujours à 100 à l'heure dans une grosse Cadillac, entre rugosité punk et déhanchement rockabilly, on se prend presque à regretter d'être né si tard. Et puis franchement, un tel mélange d'eros mignonnet et de thanatos de série B, ça ne peut qu'être bon.