Stupeflip, charognard perché sur le cadavre de Peste Noire, gonflé et bleui, flottant sur un océan, même un tout petit océan, parce que y'en a marre. On va tous se retrouver pour cracher ensemble notre haine et nos viscères mais on reste coincés dans un fond tiède de pissotière et ça n'avance à rien. Diapsiquir c'est de la musique de soupeur, je vois pas en quoi on devrait se retenir. Lâche tes fluides et tes humeurs, A.N.T.I n'est que ça, un SIDA de grandiloquence bancale, de hip-hop de fin de race sous subutex, apeuré comme un chiard morveux et en colère parce qu'il ne sait pas pourquoi. Il veut faire illusion, te casser les dents, baiser ta soeur, mais au fond il se débat tout seul parce qu'il est déjà mort. Pas de morale, pas de limite, viol, violence, racisme. La crasse en icône vénérée comme chez Peste Noire, mais qui a tourné le dos au black metal musette pour embrasser le franchouillard-indus-metal et le désespoir imbibé de vieille bière et de vodka coupée à la soude. Le M.O reste le même, "dans les poubelles j'trouve des bijoux", de la crasse au sublime en léchant le béton des caves d'immeubles. Le parallèle avec l'univers de Gaspard Noé se fait de lui-même, misère sociale, désespoir omniprésent. Diapsiquir, metal banlieusard dépravé en haut de survêtement, déconseillé à tout le monde. Ça sert à rien, tout se répète, tout ce que t'aimes bien c'est dans ta tête.
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vendredi 27 janvier 2012
lundi 20 juin 2011
Peste Noire - L'Ordure à l'état pur
Ça y est il est revenu l'infâme. La Sale Famine est de retour avec le meilleur album français de l'année. Rien que ça. On l'avait laissé à ses délires médiévaux de royco à crête, en se demandant si la Famine en avait encore sous le coude. Pas de suspens, le Peste Noire nouveau est dégueulasse comme un gros beaujolais qui tâche mais continue à cultiver ses paradoxes, en chiant des étrons ignobles dissimulant un talent d'écriture et de composition indéniables. Plus raciste et vulgaire que jamais, toujours plus punk, toujours plus dérangeant, toujours plus drôle aussi.
Peste Noire aujourd'hui c'est un black metal intelligent et complètement flingué, souillé d'indus luxuriant, de passages de bravoure jubilatoires, de musette morte-née. Peste Noire aujourd'hui c'est à la fois la détresse urbaine et la chiasse des grandes villes, l'envie d'un ailleurs forestier et sauvage, et la revendication d'un terroir et d'un nationalo-royalisme fantasmé. Imaginez Les Garçons Bouchers, le punk foireux et franchouillard, qui rassemble les ratés, les maboules, les moches et les chauves, mais cette fois de l'autre côté du spectre, souillé par la sale vermine. Imaginez la précision d'un black metal, les mélodies folk et vous commencerez un peu à cerner la Bête. Impossible de pleinement apprécier l'Ordure à l'état pure sans lire les paroles de Famine, horreurs entêtantes qui parachèvent cet excellent album.
jeudi 17 mars 2011
Trap Them - Darker Handcraft
Vous vous souvenez de Black Breath, dont l'album Heavy Breathing a été salué unanimement l'année dernière, tant par de farouches metalheads, que par des webzine hipster pas mécontents de s'acoquiner un peu avec le Malin. Il y avait de quoi, car le crossover hardcore/thrash/death du groupe nous offrait un des albums les plus groovy de l'année. Certes, on aurait tout aussi bien pu se réécouter tout Entombed, mais la prod graisseuse de Kurt Ballou apportait le petit plus qui faisait sortir les américains du lot.
Trap Them fraye à peu de choses près dans les mêmes eaux sombres que Black Breath. D'ailleurs Kurt Ballou est encore aux manettes. Autre point commun, Southern Lord, qui semble bien décidé à mosher un peu. Au programme, un hardcore chaotique et schizophrène, à la fois proche de Converge (polyrythmie, syncopes) et d'Entombed (son de guitare, riff cendreux et chant) , emmêlé dans un D-beat instable et vengeur. Les mecs se sortent de ce foutoir grâce à leur attitude presque stoner, rock'n'roll, adolescente. Plus violent que Heavy Breathing, Darker Handcraft va même taquiner le grindcore avant de repartir dans un toukatougouda rassurant. Le batteur est monstrueux et la prod de Ballou est...la prod de Ballou. On peut ne pas apprécier ce côté très clean mais on doit lui reconnaître un don au moins : celui d'avoir une patte, et de la poser bien en évidence sur chaque disque qu'il produit.
jeudi 10 mars 2011
Profanatica - Disgusting Blasphemies Against God
Black Cum
Pious Piece of Shit
Christ's Precious Blood Poisoned
Smashing Religious Fucking Statues
Fuck the Blood of the Lamb
Covered in Black Shit
No Trumpet Shall Sound
Christ's Precious Blood Poisoned
Smashing Religious Fucking Statues
Fuck the Blood of the Lamb
Covered in Black Shit
No Trumpet Shall Sound
Crush All That Is Holy Defile
Excrement Sacrosanct
Angel With Cock
Excrement Sacrosanct
Angel With Cock
Il faut bien lire la tracklist pour comprendre. Comprendre que c'est pas le disque de chevet de Ratzinger. Comprendre qu'à part patauger dans la fange, dans une merde noire en se branlant la basse comme jamais, il n'y a pas grand chose d'autre à espérer. Un black metal bas du front, la bave au lèvre, qui fonce dans le tas. Pas vraiment le même registre que Deathspell Omega on est d'accord. Mais cette basse. Cette basse elle rachète tout. Cette basse vient départager Disgusting Blasphemies du reste du troupeaux de brebis galeuses. Elle rampe sur ce disque et le contamine, on n'entend plus que ça, un poison pâteux, une purée qui tartine cette terre morte de gueuseries païennes. C'est bon à vomir.
mercredi 1 décembre 2010
Matt K. Shrugg - Gone Ashtray
Matt K. Shrugg - Hallow Scene by thelightcarrier
La petite vermine qu'il te faut avoir écoutée avant que ta panse n'explose, tant quand le froid piquant te tient encore éveillé, avant que tu ne te baffres dans les restes du festin enguirlandé. On va dans la joie et la bonne humeur, se cisailler la commissure des lèvres avec une corde de Mi, possible, car pour une fois ça pue vraiment le garage. On t'introduit le bordel dans une oreille et l'arrache par l'autre côté. On bouffe le cendrier en mâchant bien chaque mégot. Peut-être peux-tu encore danser, profites-en. Le bal de fin d'année se joue dans une cave polluée, saturée de fumigènes. Ah ça, on gigote, c'est bancal mais on se trémousse les dents serrées, et c'est Chuck Berry lo-fi fini à la pisse qui se la joue free skull music en éventrant le saxophone.
samedi 20 mars 2010
Homostupids - The Load
Ils sont sales.
Ils jouent fort.
Ils jouent dans leur garage.
Ils s'enregistrent avec un recorder playskool.
Leur dernier méfait est sorti sur le label de Lightning Bolt et Clockcleaner.
Ils ont un nom absurde.
Des artworks rivalisant d'absurdité avec leur nom.
Leur style, c'est du shitgaze.
Ça donne pas envie?
mercredi 16 septembre 2009
Surf Nazis Must Die - Anti Everything
Hey why don't you finally stop wasting your talent in our scene
when all you ever wanted was getting your ass signed to sony?
Your reasons to be in a band are bullshit,
punk will always stand against
EMO KIDS BLOWN TO SHIT!
Please rewrite your popsongs and stop your cry
'cause you will never be as good as lifetime
EMO KIDS BLOWN TO SHIT
We are anti-everything, we are anti-you!
jeudi 10 septembre 2009
Dropdead - Discography
Gros cons de hippies enragés. 130 bpm. Hard/Grind/Trépané-core. Spazz en moins débile. Napalm Death en plus punk. Basse saturée. Crass en grand-frère attardé et anarchie pacifique. Esprit FLTM (fais-le toi même, parlons français bordel) et défense des petits chiens.
Brilliant noise.
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